Le Voyage par les Maîtres de la Photographie du XIXème siècle

A l’occasion de l’évènement du Carré Rive Gauche, la Galerie Gérard Levy présente une sélection des images iconiques qui ont fait rêver les voyageurs depuis toujours.

 

La Photographie a forgé l’imaginaire collectif de « l’ailleurs » bien avant que la pratique du Voyage ne se démocratise.

Alger, l’Andalousie, l’Egypte, Jérusalem, Rome, Venise, les montagnes du Massif Central, le désert de Tunisie, autant de paysages immortalisés, par les maîtres de la Photographie, quarante ans avant l’âge d’or de la carte postale.

 

De 1845 à 1890, du daguerréotype au premier négatif film, en passant par le calotype et le négatif Verre, c’est une initiation au Voyage que propose la Galerie Gérard Levy, au travers des yeux des pionniers de la chambre noire.

 

Maxime Du Camp, Robert MacPherson, Carlo Ponti, Auguste Salzmann, sont quelques-uns des artistes qui font partie de la vingtaine d’oeuvres originales présentées à partir du 6 juin, pendant l’évènement du Carré Rive Gauche.

 

LE VOYAGE EN EGYPTE DE MAXIME DU CAMP 1849-1851

Maxime DU CAMP (Paris 1822 – Baden Baden 1894)

Ecrivain, grand voyageur et photographe – membre de l’Académie française (en 1880)

 

Il sollicite une mission archéologique en Orient auprès du Ministère de l’Instruction Publique. Il part, en compagnie de Flaubert, de Novembre 1849 à Avril 1851 en Egypte, Nubie, Palestine et Syrie.
Sa mission : rapporter des illustrations devant permettre une reconstitution exacte des monuments et sites exceptionnels.

En préparation à cette mission, il s’initie aux techniques de la photographie auprès de Gustave Le Gray, pionnier incontesté de la photographie sur papier. Maxime Du Camp choisira le calotype.

Il rapporte près de 200 photographies de ce voyage.

Du Camp est le premier à constituer un ensemble d’images sur papier aussi important. Sa caractéristique est une recherche de précision documentaire. Il a donné le ton de tous les voyages d’exploration qui suivront dans la deuxième moitié du XIXè siècle : mêler art et science.

La photographie de voyage à cette époque est complexe. Les conditions sont difficiles, chaleur extrême, temps de pose, matériel lourd et fragile…

 

Un ouvrage est publié en 1852 Égypte, Nubie, Palestine et Syrie. Dessins photographiques recueillis pendant les années 1849, 1850 et 1851 , qui connut un très grand succès, malgré un prix important. C’est la publication la plus célèbre des ateliers Blanquart-Evrard et surtout le premier ouvrage illustré de photographies originales.

 

Les photos originales exposées à la Galerie Gérard Levy sont montées sur planche Blanquart-Evrard et présentent, après cent soixante ans, les tonalités noir et blanc qui ont fait la réputation de cette imprimerie.

De nombreuses images prises par Maxime Du Camp en Orient sont conservées dans les musées du monde (Bibliothèque Nationale de France, Metropolitan Museum, Getty Museum,…)